Big Data ou Big Bazar ?

Desordre

Le Big Data est à la mode… jusqu’à prétendre même que ce pourrait être une porte d’entrée à l’Intelligence Artificielle
N’avons-nous déjà pas des systèmes de navigation assistée et des logiciels de changements de voie dépendant de données enregistrées et analysées en temps réel…

Les mécanismes de collecte sur les individus comme sur les objets se multiplient. Les outils mobiles et multimédias ont engendré de nouveaux usages de communication. C’est la course à l’événement. Et la démultiplication des données numériques accélère cette frénésie de quête de la moindre information. Nous absorbons des données jusqu’à l’indigestion… Mais que retenons-nous vraiment, et plus, qu’en faisons-nous ?

Cette explosion quantitative d’informations de provenance, de nature et de format différents ne doit pas nous éloigner tant de ce qu’elles portent que de ce qu’elles nous apportent. La récupération convulsive de données n’est pas une fin en soi si elle ne permet pas de restituer « de la matière ». Sans qualité, la quantité n’est rien !

Il n’est donc pas seulement question de concevoir de nouveaux ordres de grandeur en termes de capture, de partage et de stockage, mais bien de faciliter des prises de décision et de réduire tout type de risque par des outils d’analyse et de présentation toujours plus synthétique.

Il ne s’agit pas simplement de compulser des données en augmentation constante, encore faut-il leur donner du sens. Car au-delà même de la véracité et de la fiabilité de l’information, préambule à toute étude, il importe de les authentifier, de les contextualiser pour des analyses toujours plus personnalisées et prédictives.

Aussi, loin d’abandonner nos méthodes de modélisation, importe-t-il de les adapter à ces nouvelles masses de volume aux formes hétérogènes, sans oublier bien-sûr d’axer nos réflexions sur les temps de réponse, sans confondre vitesse et précipitation car le temps réel doit intégrer et gérer jusqu’à l’incertitude !

Sans nier l’importance des logiciels de requête, l’exploitation réactive des données ne peut faire l’impasse sur leur organisation dans une architecture structurée.